syndrome de rett

> This page in englishRettmotrice_gb.html
ACCUEILAccueil_fr.html
RETTRett1_fr.html
EPILEPSIESEpilepsies1_fr.html
CONTACTContact_fr.html
EQUIPEEquipe1_fr.html
NEWSNews1_fr.html
LIENSLiens_fr.html
 

ETUDE DE la fonction motrice

Le test SHIRPA est un acronyme (Smith-Kline Beecham, Harwell MRC, Imperial College, Royal London Hospital, Phenotype Assessment).


Ces tests ont été choisis pour évaluer les capacités neurosensorielles et la présence de réflexes chez la souris. Ils permettent d’évaluer des paramètres variés tels que le poids corporel, la locomotion (aptitude à initier une démarche), la posture, la coordination sensori-motrice, etc. L’ensemble des comportements sont quantifiés par un score ce qui favorise la comparaison de différents groupes d’animaux et la comparaison de données entre laboratoires.

> RetourRettresultats_fr.html

GRIP TEST


A - Dispositif dédié à l’enregistrement de la force d’agrippement chez la souris.

B - La force d’agrippement est évaluée pour les pattes avant (forelimb)

puis pour les 4 pattes (forelimb + hind limb).

C-D - Les performances obtenues lors du Grip test (ou test d’agrippement) sont modulées par la force musculaire et l’intégration de signaux neurosensoriels. Notre évaluation longitudinale des performances des souris Mecp2 déficientes montre que ce paramètre est progressivement diminué après la naissance par rapport à des souris sauvages (Wt). L’atteinte est tardive (6 semaines post-natales) et concerne les pattes arrières avant d’atteindre les pattes avant à 7 semaines (Pratte et al., 2010). Une telle réduction des performances des animaux Mecp2 déficients suggère une plus grande faiblesse musculaire. En outre, la force d’agrippement n’est pas exclusivement d’origine musculaire. Des résultats plus faibles lors du Grip test sont des index d’un déficit dans le contrôle sous-cortical des stratégies motrices (Gispert et al., 2003; Richter et al., 2008; Rosemann et al., 2010).

ROTAROD


Nous utilisons le test du rotarod (test de la poutre tournante) dans sa version dite « accélérée » afin d’évaluer l’intégrité de la coordination sensori-motrice chez nos animaux.

A - Le dispositif (LE-8200, Panlab) est constitué d’une poutre dont la vitesse de rotation augmente progressivement, de 4 à 40 rpm (rotations par minute) au cours du test.


B - Notre étude comportementale des souris Mecp2 déficientes à différents âges post-nataux (Pratte et al., 2010) a révélée que les souris délétées pour le gène Mecp2 (Mecp2-/y) chutent plus précocement (dès 5 semaines) de la poutre, par rapport aux souris sauvages (Wt). Ce résultat est généralement apprécié comme étant le reflet d’un dysfonctionnement vestibulaire et cérébelleux.

OPEN FIELD


L’open field est couramment utilisé pour mesurer l’activité locomotrice des rongeurs et évaluer des déficits moteurs ou des signes d’anxiété. Ce dispositif permet de tester l’impact de traitements sur l’amélioration de phénotypes moteurs chez des modèles murins de pathologies. L’activité locomotrice est mesurée en déterminant la distance parcourue par l’animal dans une arène circulaire ainsi que la vélocité de ces déplacements. La quantité de temps passé par l’animal au centre vs. parois de l’arène peut servir de « marqueur » d’anxiété. Ce test est sensible pour évaluer les déficits moteurs induits par des atteintes des ganglions de la base, du cervelet, de la moelle épinière ou consécutifs à un trouble de la mémoire spatiale (atteintes hippocampiques).

A - Notre dispositif est constitué d’une arène circulaire d’un mètre de diamètre surmontée d’une caméra digitale reliée à un ordinateur équipé à d’un logiciel d’analyse du mouvement (Viewpoint). Un miroir fixé au mur permet à l’expérimentateur de «voir dans les coins» où la souris testée pourrait se trouver.

B - Vue aérienne de l’arène contenant un animal testé.

C - Exemple représentatif de tracé résultant de l’activité d’une souris sauvage (+/y) sur une période de 20 minutes.

D - Exemple représentatif de tracé résultant de l’activité d’une souris MECP2 déficiente (-/y) sur une période de 20 minutes.

A

B

C

D

Les anomalies de motricité sont en partie dues à des anomalies neurochimiques dans la voie nigro-striée.


Les premières études se portant sur les systèmes catécholaminergiques, chez les souris modèles du syndrome de Rett, se sont focalisées sur des structures dans le tronc cérébral (Roux and Villard, 2010). Tous ces déficits, chez la souris, ont été associés à des atteintes des fonctions autonomes. Nous avons alors dédié une étude à la Substantia Nigra pars compacta (SNpc), une structure dopaminergique localisée dans le mésencéphale. Cette voie prend naissance au niveau des noyaux dopaminergiques de la SNpc et envoie ses projections vers le striatum qui constitue sa cible privilégiée. En effet, une atteinte de cette structure est à l’origine de troubles moteurs chez les rongeurs et les primates et cause la maladie de Parkinson chez l’homme. De manière intéressante, des études cliniques ont rapporté dans le passé que parmi les patientes RTT les plus âgées étaient retrouvés des symptômes moteurs ressemblant à ceux observés lors de la maladie de Parkinson (FitzGerald et al., 1990; Neul et al., 2004). Nous avons utilisé a nouveau les souris modèles du Syndrome de Rett afin d’étudier l’intégrité cellulaire et neurochimique de la voie dopaminergique nigro-striée. Ce travail nous a permis de définir le caractère progressif de l’atteinte dopaminergique avec une première atteinte caractérisée par une réduction du nombre et de la taille des neurones dopaminergiqes dans la SNpc (Panayotis et al, 2011). Il est intéressant de constater que la baisse du nombre de neurones n’est pas reliée à une mort des neurones. Enfin, l’administration chronique de L-dopa, médicament utilisé classiquement dans la maladie de parkinson, est capable d’améliorer la locomotion spontanée des souris modèle de syndrome de Rett nous confirme qu’une part importante des troubles moteurs précédemment observés résulte d’une atteinte des circuits dopaminergiques centraux.






Substantia Nigra pars compacta et ventral tegmental area marquées en vert (Immunomarquage avec la Tyrosine Hydroxylase).  Substantia Nigra reticulata marquée rouge (Immunomarquage avec DARP32).